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A Nanterre, la municipalité a récemment répondu à la demande de plusieurs collectifs d’habitants en rendant hommage à la mémoire des bidonvilles présents sur son territoire jusqu’au début des années quatre-vingt. Trente ans après, la population se mobilise autour d’un campement de Roms menacé d’expulsion.

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Jeudi 10 juillet, à la demande de l’Établissement public d'aménagement de la Défense-Seine-Arche, le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Nanterre ordonnait l’expulsion du bidonville occupé depuis plusieurs mois, dans la capitale des Hauts-de-scène, par des migrants dans une grande précarité pour la plupart originaires de Roumanie et d’Hongrie. Quatre d’entre eux, après avoir pris connaissance de cette décision, ont saisi dans la foulée la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH). Cette dernière a demandé au gouvernement français de suspendre la décision d’expulsion et de donner des précisions quant aux solutions proposées aux familles, avant vendredi 18 juillet à 16h00. La préfecture avait pour sa part indiqué à la cour et aux membres du comité de soutien qu’elle répondrait à la CEDH lundi matin. Pour l’instant, elle est pourtant restée muette.

Pour faire monter la pression, les habitants du bidonville ont invité dimanche la presse à les rencontrer sur leur lieu de vie. Ils espèrent que le gouvernement trouve rapidement des solutions décentes de relogement avant la destruction de leur habitat de fortune. A l’entrée, à proximité du collège République, à Nanterre, Marima affiche un sourire chaleureux. « Il y a un an et demi, quand je suis arrivée de Roumanie, j’étais dans un camp à la Courneuve, raconte la jeune femme enceinte de six mois. On nous a fait partir et je suis arrivé ici ». Marchant dans les allées entre les baraques de bois, Adrian et Lola décrivent la situation. « Vingt-trois enfants sont scolarisés, expliquent-ils. On est en train de faire les papiers pour leur réinscription l’an prochain avec l’aide des maitresses d’école. » Les familles de ces enfants souhaitent continuer de vivre à Nanterre pour assurer la continuité de leur scolarité. C’est d’ailleurs une des recommandations de la Circulaire interministérielle du 26 août 2012 relative à l’anticipation et à l’accompagnement des opérations d’évacuation des campements illicites : « En relation avec les maires et les associations, les services de l’Education nationale (…) conduiront les actions permettant de prendre en charge sans délai et avec un souci de continuité les enfants présents dans les campements."

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Tag(s) : #Immigration, #Roms, #Reportage
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